Je laisse mes mots parler a ma place sans concession. Petit sac de Plage en main,je m'en vais.M'allonge sur ma serviette, et sent la chaleur du sable.Le bruit des vagues et le vent qui murmure. Je n'ai jamais été aussi bien qu'a ce moment là. Entends tu les vagues se fracasser contre les rochers? Est ce là mes espoirs d'antant?J'aurais tant aimé que tu me prennes dans tes bras en me murmurant que tout irais bien. J'aurais aimé, t'aimer comme on aime le soleil. Mais ici, je n'ai pas froid. Je n'ai plus de doutes, ni de remords. Mais juste une enorme envie de vivre. Tu devrais le croire,pourtant. Je sens le sable qui glisse entre mes doigts. Pareil au temps, insaisisable. Et meme si je le jete à la mer; je sais qu'il reviendra. Tot ou tard. Remarque qu'on ne se débarasse pas de son passé. On l'oublie, le met de coté un temps, mais il revient. C'est inévitable.Et moi, je veux vivre. Je voudrais oublier tout ces mots que tu m'as dis. Tout ce mal que tu as finis par me faire.C'est comme ca. Je me leve tout les matins, et tu occupes ma premiere pensée.Quand cela va t-il cessé? Autrement j'ai tout pour etre heureuse. Il me manque juste cette présence qui me rendra mon sourire. Là ou je suis maintenant, sur cette serviette au bord de Mer, je ne veux penser a rien. Je veux me laisser m'évader, comme ces oiseaux là juste au dessus de moi.Ils volent insouciant et Libre. Tandis que moi je reste là, en bas. Prisoniere de Mes Pensées. Enfin de compte, pas si bien que cela. Je me met a me mentir à moi même , pour nier mes problemes.Et La petite fille qui te fuis toujours. Desormais j'ai meme réussi a lire de la peur dans ton regard. La peur de me perdre que tu n'avais,jusqu'ici, jamais laissé paraitre. Au fond de moi je sais que tu m'aimes, mais ayant toujours été persuadé que 'Les actes parlaients plus que certains mots' , j'aurais aimé que tu me prouves ton attachement envers Moi. Un attachement dont je n'ai pas a douter,me rétorques tu. Voila donc ou j'en suis perdu entre ce que je voudrais et ce que j'ai. Je ne peux en parler a personne, de ce monde dans lequel j'évolue. Ca ce retournerait contre moi. Et là je réalise que je perd a tout les coups. A tout ses Coups. J'enleve mes lunettes, laissant le soleil m'éblouir. C'est un peu pareil au reve. En premier lieu tout est flou, puis tout devient net. Je me revois, petite. Pleurant dans mon lit, ne "comprenant pas". D'ailleurs, je n'ai toujours pas compris. Comment on en arrive à la. Un autre souvenir resurgit. Toi, essuyant mes larmes, me disant que desormais, je pourrais compter sur toi,que jamais tu ne me laisseras... Alors pourquoi es tu parties? Stop. Je ne veux plus me remémorer tout ca. C'est derriere moi. Comme les grains de sable jeté a la mer. Seulement voila, je le sais, que ca finira, comme a chaque fois, par revenir.